CONFLUENCIAS


http://confluencias.blogia.com

"Un entendimiento todo lógica es como un cuchillo de hoja sola, que hiere la mano de su dueño." Rabindranath Tagore

Temas

Enlaces


Balanide

20070511020617-pverlaine.jpg

Paul Verlaine (1844-1896)

I
C'est un plus petit cœur
Avec la pointe en l'air;
Symbole doux et fier
C'est un plus tendre cœur.

Il verse ah! que de pleurs
Corrosifs plus que feu
Prolongés mieux qu'adieu,
Blancs comme blanches fleurs!
(...)


II
Gland, point suprême de l'être
De mon maître,
De mon amant adoré
Qu'accueille avec joie et crainte,
Ton étreinte
Mon heureux cul, perforé

Tant et tant par ce gros membre
Qui se cambre,
Se gonfle et, tout glorieux
De ses hauts faits et prouesses,
Dans les fesses
Fonce en élans furieux.-

Nourricier de ma fressure,
Source sûre
Où ma bouche aussi suça,
Gland, ma grande friandise,
Quoi qu'en dise
Quelque fausse honte, or, çà,

Gland, mes délices, viens, dresse
Ta caresse
De chaud satin violet
Qui dans ma main se harnache
En panache
Soudain d'opale et de lait

Ce n'est que pour une douce
Sur le pouce
Que je t'invoque aujourd'hui
Mais quoi ton ardeur se fâche…
O moi lâche!
Va, tout à toi, tout à lui,

Ton caprice, règle unique
Je rapplique
Pour la bouche et pour le cu
Les voici tout prêts, en selle,
D'humeur telle
Qui te faut, maître invaincu.

Puis, gland, nectar et dictame
De mon âme,
Rentre en ton prépuce, lent
Comme un dieu dans son nuage,
Mon hommage
T'y suit, fidèle - et galant.

Imagen: http://www.thismoment.pwp.blueyonder.co.uk/blog/pverlaine.jpg

10/05/2007 20:06

Comentarios » Ir a formulario

gravatar.com
Autor: Gerardo

HIVER A BOIRE
Vicente Huidobro

L'hiver est arrivé à l'appel de quelqu'un
Et les regards émigrent vers les chaleurs connues
Ce soir le vent traîne ses écharpes de vent
Tissez mes oiseaux chéris un toit de chants sur les avenues

Entendez-vous pétiller l'are-en-ciel mouillé
Sous le poids des oiseaux il s'est plié

L'amertume a peur des intempéries
Mais il nous reste un peu de cendre du couchant
Hirondelles de ma poitrine comme vous faites mal
Secouant toujours ce silence végétal

Séductions d'antichambre en degré d'eau-de-vie
Eloignons de suite la voiture des neiges
Je bois lentement tes regards aux justes calories

Le salon se gonfle de la vapeur des bouches
De la lampe pendente les regards gelés
Et il y a des mouches
Sur les soupirs pétrifiés

Les yeux sont pleins d'un liquide voyageur
Et chaque oeil a un parfum spécial
Le silence est une plante qui pousse à I'intérieur
Si le coeur garde son chauffage égal

Dehors approche la voiture des neiges
Portant son thermomètre d'outre-tombe
Et je m'endors au bruit du piano lunaire
Quand on tord les nuages et la pluie tombe

Tombe
Neige à goût d'univers
Tombe
Neige qui sent la haute mer

Tombe
Neige parfaite des violons
Tombe
La neige sur les papillons

Tombe
Neige en flocons d'odeurs
La neige en tube inconsistant

Tombe
Neige au pas de fleur
Il neige de la neige sur tous les coins du temps

Semence de sons de cloches
Sur les naufrages plus lointains
Réchauffez vos soupirs dans les poches
Car le ciel peigne ses nuages anciens
Suivant les gestes de nos mains

Larmes astrologiques sur nos misères
Et sur la tête du patriarche gardien du froid
Le ciel blanchit notre atmosphère
Parmi les paroles glacées à moitié chemin
Maintenant que le patriarche s'est endormi
La neige glisse glisse
glisse
De sa barbe polie



De Automne régulier, 1925

Fecha: 14/06/2007 17:44.


Añadir un comentario




No será mostrado.






Suscrí
bete a este blog. RSS 2.0 Este Blog ha sido creado con Blogia. Ver derechos de autor . Estadísticas. Admin. [Blogia colabora con 1001 relatos.]